Ministère de la Justice
MÉTIERS
 
 

28 octobre 2012

Le greffier en chef

Portrait d'Alexandra Bystron, greffière en chef à la cour d'appel de Versailles

Alexandra Bystron

Quel est votre parcours professionnel ?

Mon entrée au ministère de la justice remonte à juillet 2004. J’ai alors pris mes fonctions en qualité de greffier placé auprès du service administratif régional de la cour d’appel de Versailles.

Après deux années d’expérience, je me suis fixée l’objectif de passer le concours de greffier en chef que j’ai réussi en 2007. J’ai ainsi pris mes fonctions en qualité de greffier en chef placé auprès du service administratif régional de la cour d’appel de Versailles en novembre 2008. J’ai d’abord été affectée à la cellule budgétaire du tribunal de grande instance de Nanterre. Puis j’ai été déléguée au tribunal d’instance et au conseil de prud’hommes de Rambouillet ; j’ai ensuite exercé les fonctions de directeur de greffe au tribunal d’instance de Courbevoie. Actuellement je suis chef de service à la cour d’appel de Versailles. Les services de la régie, des frais de justice, du recouvrement de l’aide juridictionnelle, des dépens, des expertises, de l’accueil et du courrier m’ont été confiés. Je suis aussi vice-présidente de la section appel du bureau d’aide juridictionnelle.

 

Qu’est-ce qui vous a conduit à devenir greffier en chef ?

Ce sont en fait les diverses missions que j’ai eu à effectuer en qualité de greffier placé qui m’ont amenée à rencontrer des greffiers en chef ; ceux-ci m’ont transmis leur goût pour ce métier.

Le  greffier placé est souvent envoyé dans des juridictions pour assurer un remplacement "en urgence". Ce qui me plaisait déjà à l’époque était de proposer au greffier en chef de nouvelles méthodes de travail pour optimiser la gestion du service dans lequel j’étais affectée. J’ai aussi apprécié de former mes nouveaux collègues.

Je ne peux donc pas vraiment dire que j’ai eu la vocation de devenir greffier en chef comme on peut rêver tout petit de devenir médecin ou maîtresse mais c’est un métier que j’ai pu découvrir un peu par hasard une fois que j’ai intégré le ministère de la justice. Comme quoi, le destin fait bien les choses !

A vrai dire, je ne connaissais pas du tout ce métier au sortir de l’université. Je savais seulement que mon souhait était de travailler au sein du ministère de la justice car c’est un monde qui m’a toujours attirée.

 

Pourriez-vous nous décrire une journée type de greffier en chef ? 

A la fin de ma journée de travail, je réalise une liste des tâches à effectuer pour le lendemain en les classant suivant leur degré d’urgence ou d’importance. En principe, je commence ma journée  par consulter mes courriels et répondre aux plus urgents. Puis je vais saluer les fonctionnaires avec lesquels je travaille ce qui me permet en même temps de percevoir les difficultés éventuelles des services. La journée continue alors autour de thèmes centraux (gestion des ressources humaines, mise en place de réformes, statistiques, gestion du budget, contrôle de l’activité des services). Ma porte est toujours ouverte ce qui permet aux fonctionnaires de venir plus facilement échanger sur une difficulté rencontrée dans le cadre du service, sur une difficulté d’interprétation d’un texte ou me faire part d’un problème d’ordre logistique ou matériel.

Souvent, la journée se ponctue d’imprévus qu’il faut savoir gérer rapidement.

Tout ceci pour dire qu’il n’y a pas vraiment de journée type de greffier en chef ; ce qui fait que les journées ne se ressemblent jamais !

 

Quels sont vos principaux partenaires dans l’accomplissement de vos fonctions ? 

Le greffier en chef a d’abord une équipe de fonctionnaires à animer.

Les magistrats mais aussi les juges non professionnels (juges de proximité, conseillers prud’hommes) ont également un rôle très important. Pour que les choix du greffier en chef  soient compris et obtiennent l’adhésion du plus grand nombre, il est important d’avoir pris le temps d’écouter chacun d’entre eux, d’avoir compris leurs attentes et d'avoir bien expliqué en quoi la décision prise semble la plus opportune.

Aucun projet n’étant parfait, une porte doit rester ouverte en vue d'un aménagement éventuel de celui-ci.

Nous travaillons aussi bien sûr avec des auxiliaires de justice tels que les avocats, avoués, huissiers de justice mais aussi avec les conciliateurs de justice, les fonctionnaires de police ou les experts.

Quelle satisfaction tirez-vous de l’exercice de vos fonctions ? Quels objectifs vous-êtes vous fixés dans ce cadre ?

Le métier de greffier en chef est un métier très polyvalent qui permet d’enrichir chaque jour ses connaissances.

Mon poste de greffier en chef placé, s’il nécessite une adaptation rapide, me permet ainsi de connaître des procédures et des organisations très différentes mais aussi de mener à bien de nouveaux chantiers à chaque mission. J’ai pu rencontrer à chaque fois des personnes très intéressantes qui m’ont permis d’améliorer ma méthode de travail et d’enrichir mon expérience. La reconnaissance de ma hiérarchie m’encourage également à m’investir toujours davantage.

L’objectif que je me fixe également lors de chaque mission est de contribuer à l’amélioration des conditions de travail de chacun.

Enfin, j’essaie de mettre en valeur et d’utiliser le potentiel de chaque fonctionnaire pour permettre une bonne gestion du service.

 
 
  


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