Ministère de la Justice
MÉTIERS
 
 

02 octobre 2008

La classe préparatoire intégrée à l'ENPJJ de Roubaix

25 élèves pour la première promotion

CPI, crédits : ENPJJ

 

Ce 2 octobre, l'Ecole nationale de la Protection judiciaire de la jeunesse accueillait les 25 élèves de la première promotion de la classe préparatoire intégrée.  Originaires de la France entière, de Saint Omer à Marseille en passant par La Réunion, ils ont été sélectionnés parmi 110 candidatures. 13 filles et 12 garçons, âgés de 21 à 34 ans, titulaires d’un diplôme Bac +2 minimum, vont pouvoir bénéficier pendant cinq mois d’une préparation intensive au concours externe d’éducateur. Le but de cette classe préparatoire intégrée : offrir les meilleures conditions possibles d’apprentissage à des jeunes qui, du fait de leur situation géographique (zone isolée, ZUS, ZEP…), sociale ou familiale n’ont pas la possibilité de préparer le concours dans de bonnes conditions. L’Ecole nationale de Protection judiciaire de la jeunesse prend en charge financièrement la formation, l’hébergement et la restauration de ces élèves qui représentent 15 % d’une promotion d’éducateurs.

 

 

karim, crédits ENPJJ« C’est du donnant-donnant », Karim, 25 ans.

Après une maîtrise en commerce et management j’ai travaillé en tant que commercial puis suis entré dans une compagnie aérienne comme personnel naviguant. J’aimais ce que je faisais mais j’ai trouvé ce métier trop individualiste, je ne me sentais pas utile. Un jour, il y a pile un an, j’ai vu un reportage sur France 5 sur le métier d’éducateur à la Protection judiciaire de la jeunesse. Je me suis renseigné et j’ai rencontré des personnes à la Direction départementale de la PJJ qui m’ont parlé de la classe prépa intégrée. C’est du donnant-donnant. L’ENPJJ nous offre tout, nous n’avons que notre matière grise à faire tourner. La moindre des choses que nous puissions faire c’est de mettre tout en œuvre pour réussir le concours. Je me sens redevable à la PJJ qui nous donne de vraies perspectives.  D’ici dix ans, je me vois directeur d’un foyer et peut être qui sait devenir plus tard formateur à mon tour. Mais pour l’heure, l’objectif c’est le concours en mars. 

 

 

Nathalie, Crédits : ENPJJ«  Une chance incroyable », Nathalie, 34 ans.

Juste près mon Bac, je suis devenue maman. J’ai obtenu une licence en Lettres modernes malgré tout et puis j’ai eu mon deuxième enfant quelques années plus tard. J’ai travaillé cinq ans comme bibliothécaire en CDD et j’étais depuis trois ans au chômage quand j’ai décidé de présenter ma candidature à la PJJ. Cela faisait longtemps que je voulais devenir éducatrice. Pour avoir été moi-même sous la tutelle d’un juge jusqu’à l’âge de 21 ans, je connais bien tous ces métiers liés à l’enfance et à l’adolescence. Mais je ne me sentais pas prête pour exercer ce métier.  Aujourd’hui, j’ai la maturité pour. Je veux absolument réussir ce concours. Pour une fois, j’ai une chance incroyable ! J’ai aujourd’hui l’opportunité de débuter une carrière dans la fonction publique, au ministère de la Justice qui plus est. Je vais essayer de rentrer tous les week-ends pour voir mes enfants restés avec mon conjoint. Même s’ils sont un peut tristes, ils sont terriblement fiers de moi. C’est avant tout pour eux que je veux réussir.

 

 

Cécile a été reçue au concours d'éducateurs de la PJJ en 2011 après être passée par la classe préparatoire intégrée. Elle nous livre ses impressions.

 

En quoi cette préparation vous a permis de réussir le concours ?

La formation m’a surtout permis de préparer au mieux l'épreuve orale. Je m'étais déjà présentée plusieurs fois au concours externe et j'ai toujours échoué à ce stade. Les conseils des formateurs m'ont permis d'aborder cette épreuve plus sereinement et j'y suis, cette fois, parvenue. Cela m'a aussi ouvert d’autres horizons. J'ai un parcours en sciences de l'éducation, j'ai découvert de nouvelles disciplines et acquis des notions de droit. L’approche pluridisciplinaire sur de nombreux sujets, tels que la violence ou les problématiques des adolescents, m'a permis de mieux appréhender l'épreuve écrite du concours.

 

Avec le recul comment pourriez-vous décrire la classe prépa ?

Comme une aventure humaine intense ! Cela aura été une véritable chance pour moi cette formation. Cours, hébergement, restauration, j’ai en plus bénéficié d’une prise en charge totalement gratuite et d’un apprentissage individualisé et du soutien d’un tuteur. Toutes les conditions étaient réunies pour que je réussisse le concours.

 

 

 
 
  


 
 
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