Ministère de la Justice
MÉTIERS
 
 

18 décembre 2012

Le greffier en chambre civile de cour d'appel

Entretien avec Emilie Guichard, greffière à la cour d'appel de Paris

Après ses études en faculté de droit, Emilie Guichard avait pour objectif de travailler en juridiction, elle s'est donc présentée au concours de greffier qu'elle a obtenu en 2010. Depuis janvier 2012, elle est greffière à la cour d'appel de Paris.

Emilie Guichard, greffière à la cour d'appel de Paris - Crédit photo : Florent Rives MJ-DSJ

Qu'est-ce qui vous a conduit à devenir greffière ?

Au début, même si je n'avais qu'une idée réduite de la profession, je savais qu'en étant greffier, je pourrais occuper différents postes au long de ma carrière, ce qui me permettrait de "changer de métier", de renouveler mes compétences et d'acquérir de nouvelles connaissances. La procédure étant une matière en constante évolution, je savais que je ne cesserai d'apprendre de nouvelles choses et de me réadapter.

 

Qu'est-ce que votre formation à l'Ecole nationale des greffes (ENG) vous a apporté ?

La formation à l'ENG m'a permis d'approfondir mes connaissances en procédure, qu'elle soit pénale, civile ou prud'homale. Elle m'a également permis d'avoir une première approche du travail concrètement effectué au sein d'un greffe. C'est au cours des stages en juridiction que j'ai pu mettre à profit ces connaissances acquises et, surtout, découvrir les diverses facettes du métier qui variaient en fonction du service. J'ai ainsi pu commencer à mieux définir ce que j'attendais de ma future fonction et les services dans lesquels je souhaiterais travailler. Les stages permettent de comprendre en quoi consiste le métier de greffier et la rigueur qu'il nécessite au quotidien.

 

Palais de justice de Paris - Crédit photo : Florent Rives MJ-DSJPourriez-vous nous décrire une journée type de greffière à la cour d'appel de Paris ?

Je suis greffière de chambre civile et je dois donc essentiellement gérer tout ce qui concerne les audiences (trois audiences par semaine), à savoir l'avant (préparation des dossiers), le pendant (assistance aux audiences) et l'après (mise en forme des arrêts et archivage). J'ai ainsi organisé chaque jour de la semaine en fonction de la mise à disposition qui a lieu une fois par semaine. J'aide également ma collègue chargée de la mise en état à traiter le courrier papier et électronique ainsi que le traitement des nouveaux dossiers.

 

Quelle satisfaction tirez-vous de l'exercice de vos fonctions ? Quels objectifs vous êtes-vous fixés dans ce cadre ?

Je suis satisfaite de mes fonctions dans le sens où elles sont conformes à ce à quoi je m'attendais à l'issue de mes stages. Surtout, le greffier joue un véritable rôle d'intermédiaire entre divers professionnels de la justice (avocats, experts, médiateurs...), les justiciables et les magistrats, ce qui rend la profession "intéractive". La collaboration directe avec les magistrats est également enrichissante et permet de ne pas limiter le métier de greffier à l'idée parfois -et à tort- véhiculée de secrétaire juridique.

Par la suite, je souhaite évoluer dans mes fonctions, tout d'abord en changeant de poste et/ou de juridiction. Puis, ayant la chance d'être adjointe de la greffière en chef responsable du pôle dans lequel je travaille, je songe désormais à devenir greffière en chef d'ici quelques années. Il est également probable que je tente de nouveau le concours de la magistrature dans un avenir un peu plus lointain, le métier de greffier me permettant d'appréhender la profession de magistrat différemment.

 
 
 
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