Ministère de la Justice
MÉTIERS
 
 

20 mai 2010

Classe préparatoire intégrée à l'ENG : "une formation de qualité"

Crédits photos : MDT - DSJEn avril 2009, l'ENG accueillait la deuxième promotion de sa classe préparatoire intégrée (CPI) dans le cadre du dispositif égalité des chances. A cette occasion, nous avions rencontré quatre des vingt élèves de la promotion : Aurélie Dufait, Mélanie Mozabard, Christelle Ramphort et Aurélie Carru.

Après huit mois de scolarité et le passage des épreuves écrites du concours, alors que l’année de CPI touche à sa fin, nous avons souhaité les rencontrer à nouveau pour recueillir leur sentiment sur la formation suivie. Nous les avons retrouvées à la sortie d’un cours de procédure prud’homale. Elles ont accepté – de même que Narit Chhay, ancien vacataire à la Chancellerie et unique élève de sexe masculin de cette promotion - de répondre à nos questions.

 

Cette formation correspond-elle à votre attente ?

Narit : L’encadrement et les conseils qui nous ont été donnés en vue de la préparation du concours correspondent à ce que je m’étais imaginé de la formation. Les différents cours et intervenants m’ont aidé à me mettre en phase avec les exigences du concours. Le rythme de la préparation était soutenu et intense, autant que l’idée que je m’en faisais si ce n’est plus car je pensais qu’on disposerait de plus de temps pour le travail personnel.

Christelle : S'agissant de mes attentes par rapport à la formation, elles ont été en grande partie satisfaites. En effet, tout au long de cette première partie de la formation, mes collègues et moi avons entièrement été encadrés par le personnel de la formation continue qui s'attachait à nous motiver sans relâche, sans compter les apports personnels des différents intervenants extérieurs  qui avaient à cœur notre réussite aux écrits. La régularité des devoirs à effectuer pour approfondir les notions constituait ainsi un des meilleurs entraînements quant aux épreuves et les différents supports de cours s'inscrivaient dans la même lignée. Le plus intéressant au sein de cette formation a été la disponibilité et l'accessibilité des différents acteurs de la formation quant aux diverses difficultés survenant tout au long de la première partie de notre formation.

Mélanie : Oui et plus encore ! Nous avons pu bénéficier tout au long de ces sept mois de formateurs de qualité qui se sont beaucoup investis dans notre formation. Ils sont restés à notre écoute jusqu’au passage des écrits. Au sein de l’école, nous avons également trouvé un grand soutien auprès du service de la formation continue, Mme Thevenet, mais également auprès du service documentaire. La formation a su répondre à nos attentes et à nos besoins, par des cours adaptés, des examens blancs réguliers, des devoirs  à la maison  notés et une écoute de nos remarques de la part du service de la formation continue.

Aurélie C : Oui elle correspond bien à mes attentes. Les cours ont permis une bonne actualisation des différentes matières, les examens blancs d'entraînement, une certaine mise en condition pour les épreuves du concours. Les rencontres avec des membres du jury ont permis de mieux connaître leurs attentes. D'autre part, différentes informations sur le déroulement du concours ont permis de moins appréhender le concours.

 

Qu’est-ce qui vous a le plus intéressé à ce stade de votre formation ?

Narit : Les intervenants - la plupart étant des praticiens - se sont efforcés de nous communiquer leur expérience et ont cherché à nous montrer le rôle important du greffier et du service de greffe au cours d’une procédure. J’ai apprécié cette mise en perspective et cette valorisation du métier.

Mélanie : Ce qui a été vraiment enrichissant pour moi est la formation en culture générale. Le formateur a su nous transmettre son goût de l’information, de la réflexion, du questionnement. C’est une matière que personnellement j’aurais probablement négligé sans cette formation, car elle est difficile à cerner. Toutes les mises en situation ont été très formatrices également. Enfin, être au sein de la CPI nous a permis de pouvoir rencontrer de vrais professionnels qui ont pu nous éclairer sur les attentes que l’on peut avoir d’un greffier.

Aurélie D : La formation est intéressante car étant formés et logés au sein de l'école, nous côtoyons des greffiers et des greffiers en chef  à qui nous pouvons poser toutes les questions que nous voulons sur le métier  et surtout sur le concours. De plus, le fait de rencontrer des stagiaires nous permet de garder notre motivation intacte. Grâce à la CPI, nous pouvons nous consacrer entièrement à la préparation du concours car nous sommes encadrés et avons des outils mis à notre disposition, notamment le centre de ressources documentaires. D'autre part, le fait d'être un groupe avec les mêmes objectifs nous permet de nous entraider.

Aurélie C : J’ai particulièrement apprécié l'encadrement en général qui a permis de travailler efficacement et notamment la méthodologie, indispensable pour les épreuves relatives au concours.

 

La première approche que vous avez désormais de la fonction de greffier correspond-elle à l’image que vous vous en faisiez ?

Narit : Je connaissais peu le métier de greffier en juridiction même si j’avais une idée de la variété des postes que peut occuper un greffier, ayant travaillé comme vacataire à la chancellerie. Ce que j’ai découvert du métier de greffier en juridiction m’a très agréablement surpris. Le service du greffe est très important dans la vie de la juridiction. J’ai appris qu’il avait un grand domaine de compétence, de vraies responsabilités, un rôle d’encadrement intermédiaire et pas seulement d’assistance.

Christelle : Quant à la première approche que je me faisais du métier de greffier, elle correspond fidèlement à l'image que j'en avais déjà eue au cours de ma dernière expérience professionnelle en tant qu'assistante de justice.

Mélanie : Bien que le métier de greffier m’ait toujours intéressé, cette formation me l’a rendu  beaucoup plus concret !

Aurélie D: L'approche que j'ai aujourd'hui du métier de greffier est plus précise que celle que j'avais avant d'intégrer la CPI. Cependant, elle reste abstraite. J’ai le sentiment que, tant que je ne serais pas en situation, c'est-à-dire en stage, je ne saurai pas réellement ce qu'est le métier de greffier. Mais ce que j'ai déjà appris de ce métier (les différentes fonctions qu'il peut exercer au sein d'un même tribunal, la diversité des postes) me plaît !

Aurélie C : La première approche que j'ai dorénavant de la fonction de greffier correspond bien à l'image que je m'en faisais. En effet, je m'intéressais déjà à ce métier depuis quelques années. Cependant la CPI a pu m'apporter des éléments supplémentaires que j'ignorais et m'a permis d'approfondir un peu plus l'idée que je m'en faisais. Je ne suis pas déçue du tout, mais bien agréablement surprise sur d'autres aspects de la fonction comme ses responsabilités.

 

Qu’allez-vous travailler et comment au cours des mois venir en vue de la préparation des épreuves orales du concours ?

Narit : Je vais consacrer aux épreuves juridiques une grande partie du temps qu’il nous reste jusqu’aux oraux car elles représentent une part importante du concours et sont celles que j’appréhende le plus en raison du travail qu’elles demandent. Les entraînements prévus dans notre formation seront autant d’occasions de faire un point sur l’avancée de ma préparation.

Christelle : S'agissant des épreuves orales du concours (deuxième partie de la formation), elles font dores et déjà l'objet de mises en situation réelles des épreuves avec l'utilisation de divers moyens audiovisuels tels que l'enregistrement vidéo lors de nos entraînements aux différentes matières orales du concours. J'ai aussi beaucoup apprécié le professionnalisme des différents intervenants : greffiers en chefs, membres de jury, enseignants de la formation continue.

Etant interrogés pratiquement toutes les semaines sur plusieurs thèmes, la compréhension ne sera que meilleure et l'assimilation que plus rapide. Les entraînements porteront aussi bien sur le fond que la forme des différents sujets que nous aurons à présenter. Avec tous ces atouts, je reste donc assez rassurée sur le déroulement des épreuves orales.

Mélanie : La formation pour l’oral a débuté le 30 novembre et se terminera le 17 février 2010. Elle va être très dense il  y aura beaucoup de mises en situation d’oral. Cela va être dur ! Emotionnellement, l’oral est difficile à gérer pour moi, mais cela va être très formateur !

Aurélie D : Pour l'oral, j'ai l'intention de travailler le grand oral et les matières juridiques, grâce aux entraînements qui nous sont proposés dans le cadre de la préparation.

Aurélie C : Je vais travailler les trois épreuves orales obligatoires du concours avec des manuels de droit spécialisés dans les matières que je compte prendre à l'oral : particulièrement droit civil et droit du travail pour la première épreuve ; institutions politiques, administratives et judiciaires pour la deuxième épreuve. Pour la troisième épreuve de culture générale et pour les matières précédentes, j'essaie aussi de me tenir au courant de l'actualité. Sur ces bases, je fais des fiches de révision selon l'emploi du temps et le calendrier de la formation. Ainsi, lorsqu'on étudie le droit du travail et la procédure prud'homale, j'établis les fiches relatives à ces matières afin d'être prête pour les oraux blancs d'entraînement. Et ainsi de suite pour le droit civil et la procédure civile étant donné que ces matières ne sont au programme de la formation qu'au mois de janvier.

Propos recueillis par Marie-Dominique Trapet / DSJ

 

 
 
  


 
 
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