31 août 2009
École nationale de la Protection judiciaire de la Jeunessse
Présentation de l'ENPJJL’ENPJJ trouve son origine dans le Centre de formation et d’études de Vaucresson, créé en 1952 pour former les éducateurs et « déterminer les méthodes à mettre en œuvre pour promouvoir une authentique politique éducative ». Depuis, l’école de la PJJ n’a cessé d’évoluer pour répondre aux exigences de la formation et aux demandes des praticiens. C’est en 1992 que le dispositif de formation sera regroupé sous l’appellation Centre national de formation et d’études de la protection judiciaire de la jeunesse (CNFEPJJ). Le CNFE a ainsi acquis, au cours des ans, une réputation certaine, et bénéficie d’une image valorisée auprès du personnel de la PJJ et des autres intervenants de la jeunesse en difficulté, en France comme à l’étranger. On parle d’ailleurs aujourd’hui de « Vaucresson » plus volontiers que du CNFE. L’ENPJJ est un service déconcentré de la direction de la Protection judiciaire de la Jeunesse qui comporte un site central à Roubaix et onze pôles territoriaux (voir ci-dessous). En cette période où la PJJ est confrontée à une nécessaire adaptation de ses stratégies devant l’évolution des demandes sociales, l’école assume avec les terrains d’exercice une étape décisive dans la transmission et l’évolution des pratiques professionnelles, en accord avec les inflexions législatives et l’intensification des recrutements. En effet, la formation répond à une triple obligation : assurer la transmission des valeurs et des savoirs professionnels qui fondent l’intervention éducative sur décision judiciaire, soutenir les personnels dans leur parcours, et accompagner les réformes voulues par le législateur. La professionnalisation est au cœur du processus de formation. Des fondamentaux pédagogiques sont mis en œuvre dans toutes les formations : une dynamique d’alternance école/terrain ; des contenus résolument orientés sur l’exercice de la fonction, au plus près des orientations et de l’actualité de l’institution ; des écrits identifiés à l’écriture professionnelle. En 2006, l’ENPJJ, alors encore CNFE, a accueilli en formation initiale ou d’adaptation plus de 1 100 personnels et réalisé plus de 4 200 jours/stagiaires. A cette activité de formation en début de carrière, il faut ajouter quelques 24 800 jours/stagiaires en formation continue. En bonne intelligence avec les autres écoles dépendant du ministère de la Justice, elle participe au montage et à l’organisation de stages transversaux, contribuant ainsi à la formation tant des magistrats que des personnels de l’Administration pénitentiaire. Son service documentaire est quant à lui associé à ceux des trois autres écoles de la Justice au sein du REDEJ. Au titre du partenariat, il faut ajouter aussi la place que tient l’ENPJJ au sein du Réseau des écoles de service public. Le RESP regroupe en effet 39 écoles qui forment des cadres des trois fonctions publiques et de la Sécurité sociale. C’est en 1994 que le Conseil interministériel d’aménagement du territoire a décidé de délocaliser le Centre national de formation et d’études de la protection judiciaire de la jeunesse pour créer l’ENPJJ. Le ministère de la Justice a acquis une friche industrielle située à quelques rues de l’hôtel de ville de Roubaix. C’est sur le site des anciennes filatures Delattre, entre les rues du Nord, de Sébastopol et du Curoir, que se construit la future école. L’architecte lilloise Nathalie T’Kint a été choisie, en juin 2003, pour mettre en œuvre ce vaste équipement public. Celui-ci contribue en effet à l’image que le public peut se faire de la Protection judiciaire de la Jeunesse et, plus largement, de l’institution judiciaire. C’est aussi un équipement important pour l’institution et ses agents : son école change de lieu et de nom, mais emporte avec elle une histoire prestigieuse et fondatrice ainsi qu’une réputation internationale. L’effort de l’architecte a donc porté sur la fonctionnalité du bâtiment comme sur la qualité de vie et les conditions de travail des différents publics qu’il va accueillir. C’est un ensemble complexe, mélangeant architecture industrielle du XIXe siècle et création contemporaine, qui est alors pensé. L’essence et la puissance industrielle du lieu ont su être conservées, et la brique rouge traditionnelle, qui forme les 100 mètres linéaires, sur trois niveaux, du bâtiment ancien, est complétée par un jardin et une vaste extension contemporaine, lumineuse et rehaussée de cuivre rouge. Entre continuité et contraste, puissance et sobriété, simplicité et poésie, cet édifice se positionne à la croisée des besoins et des attentes pour créer une nouvelle image emblématique de la filature envers la ville. Au total, l’ENPJJ disposera pour remplir ses missions de plus de 6 000 m². Une trentaine de salles de cours, dont un amphithéâtre de 340 places équipé pour la visioconférence et dimensionné pour des manifestations internationales permettront l’accueil quotidien de plus de 400 stagiaires en formation initiale ou continue. Enfin, ce site se veut clairement tourné vers les nouvelles technologies, avec deux salles équipées pour la visioconférence et l’enseignement à distance, des espaces de travail numérique, une unité de production multimédia et, à terme, de nombreux services en ligne.
Organisation de l'écoleL’ENPJJ est structurée autour de trois directions, qui concourrent chacune aux missions de formation, de veille scientifique et de diffusion des savoirs qui sont les siennes.
La direction des affaires administratives et financières (DAF)Elle a en charge le bon fonctionnement de l’école, sa gestion et l’allocation optimale des ressources. Elle est principalement composée de trois départements, Ressources humaines, Affaires financières, Logistique, auxquels s’ajoutent un service Informatique et le contrôle de gestion. Ses missions : Pour les stagiaires en formation initiale (en particulier pour les candidats du concours externe), cette direction est aussi celle qui gére le début de leur carrière de fonctionnaire. Ils sont en effet assimilés, le temps de leur formation, à des personnels de l’ENPJJ. Les questions de gestion de ressources humaines sont donc du ressort de la direction des affaires administratives et fi nancières.
La direction des enseignements et de la recherche (DER)Elle a pour mission la production de contenus de connaissance, la recherche et la diffusion de tous ces savoirs, par une politique éditoriale et partenariale ambitieuse. Elle est composée de huit départements, cinq à caractère disciplinaire (Droit et politiques publiques, Sciences humaines, Communication et informatique pédagogique, Techniques administratives et gestion publique et Action éducative) et trois plus transversaux (Edition, Médiathèque, Archives). Ses missions : Les stagiaires peuvent s’appuyer sur les formateurs de cette direction pour les soutenir dans l’acquisition de connaissances, en particulier dans le cadre des séquences pédagogiques, l’appronfondissement d’une question ou le suivi d’un mémoire. Ils sont aussi invités à participer aux manifestations scientifi ques mises en place par la DER et à tirer profi t de la politique éditoriale de ce département.
La direction de l’ingénierie de formation (DIF)Elle s’occupe principalement de la conception et de la mise en oeuvre des dispositifs de formation, de l’accompagnement des stagiaires, ainsi que de la construction de l’individualisation des formations, en lien avec une politique de reconnaissance et de validation des acquis de l’expérience. Trois départements sont associés aux développement des missions de la DIF : Ingénierie de formation, Parcours professionnels et Relations internationales. Ses missions : Les formateurs de la DIF sont les référents des stagiaires durant leur présence à l’école. Ils construisent et évaluent les dispositifs de formation. Ils accompagnent les stagiaires sur l’ensemble de leur formation, et en particulier dans la construction de l’alternance et le suivi des stages. Ils assurent également l’animation de séquences pédagogiques.
Quelques publications de l’ENPJJ• Les Cahiers dynamiques, la revue professionnelle de la PJJ,
Informations pratiques• Coordonnées générales de l'écoleEcole nationale de protection judiciaire de la jeunesse Accès à l’école • Accès par la gare de Roubaix : descendre l’avenue Jean Lebas, prendre à droite rue de l’Hospice puis remonter la rue des Fabricants jusqu’à la rue du Curoir. • Accès par les gares de Lille-Flandres et Lille-Europe : prendre le métro ligne 2, direction CH Dron, et descendre à l’arrêt Roubaix-Grand Place (environ une vingtaine de minutes de trajet). Traverser la place de la mairie pour prendre la rue du Maréchal Foch. Prendre à droite la rue des Fabricants, puis tout de suite à gauche la rue du Curoir. • En voiture : des places de parking sont disponibles au parking du centre commercial, accessible par la rue Jean Monnet. Il suffit alors de descendre la Grande Rue, de traverser la place devant la mairie pour rejoindre la rue des Fabricants, puis celle du Curoir. Accessibilité L’ENPJJ a été conçue avec une volonté effective d’accueil du plus grand nombre. Les salles de classe, l’amphithéâtre et les espaces communs sont accessibles aux formateurs et aux stagiaires à mobilité réduite. Horaires d’ouverture au public L’accès à l’école est libre de 8h00 à 9h30 et de 12h00 à 14h00. En dehors de ces horaires, il convient de se présenter à l’accueil. Les locaux pédagogiques sont accessibles aux stagiaires de 8h00 à 19h00.
• Pôles territoriaux de formation (PTF)PTF BORDEAUX (Sud-Ouest) PTF DIJON (Centre) PTF LYON (Centre-Est) PTF MARSEILLE (Sud-Est) PTF NANCY (Grand-Est) PTF PANTIN (Ile-de-France) PTF RENNES (Grand-Ouest) PTF ROUBAIX (Grand-Nord) PTF TOULOUSE (Sud) PTF ANTILLES - GUYANE PTF RÉUNION - MAYOTTE |

