Ministère de la Justice
MÉTIERS
 
 

06 mai 2008

Casier judiciaire national :portrait de Laurent Rieuneau

Un magistrat-informaticien au casier judiciaire national

Chef du bureau des affaires informatiques du casier judiciaire national, Laurent Rieuneau a la particularité de maîtriser la procédure pénale et la technique informatique. Une double culture qui fait de ce magistrat une originalité du monde judiciaire.

 

Laurent Rieuneau, magistrat, chef du bureau des affaires informatiques du casier judiciaire national Crédits-photos : ScicomEnregistrer un million de condamnations et délivrer huit millions de bulletins chaque année aux juridictions, aux administrations et aux particuliers, c'est le rôle des 250 agents du Casier judiciaire national. Créé en 1982 et placé sous l'autorité de la Direction des affaires criminelles et des grâces, le Casier judiciaire national (CJN) s'est engagé très tôt dans une démarche de performance pour une communication efficace des données. Forte de ces objectifs, la raison d'être du bureau des affaires informatiques (BAI) au sein du casier judiciaire s'est naturellement imposée. Le BAI est chargé d'apprécier et d'anticiper les besoins en informatisation du casier judiciaire. Le bureau est aussi à l'origine de la première télé-procédure. Mise en service en 2001 après de longues années d'études, elle est un véritable outil de simplification pour les usagers et d'efficacité pour les administrations et les juridictions. Elle fait la fierté du Casier judiciaire national et de Laurent Rieuneau, chef du bureau des affaires informatiques.

« Une équipe de martiens »

Après un début de carrière comme juge d'application des peines, à Charleville-Mézières puis à Nantes, Laurent Rieuneau arrive « un peu par hasard », dit-il, au Casier judiciaire national. C'est en effet au gré d'heureuses rencontres qu'il pousse la porte du CJN. D'abord accueilli pour ses qualités de magistrat pénaliste en vue de l'application du nouveau code pénal au système du casier judiciaire, il devient peu à peu un véritable technicien de l'informatisation. Il va alors rapidement prendre la direction du bureau des affaires informatiques et de son équipe atypique. C'est avec humour que Laurent Rieuneau évoque spontanément ses collaborateurs. «J'ai la chance de travailler avec une équipe de martiens. Une équipe où techniciens, utilisateurs et juristes se mélangent avec simplicité» confie-t-il. Le magistrat explique toute la singularité de son équipe : « Chacun a fait un pas vers l'univers professionnel de l'autre. En réunion, on ne sait plus vraiment qui est un spécialiste de l'informatique et qui est un technicien du droit» ironise-t-il.


Le bureau des affaires informatiques, l'union du droit et de l'informatique


Laurent Rieuneau, magistrat, chef du bureau des affaires informatiques du casier judiciaire national Crédits-photos : Scicom

C'est dans un bureau où les codes pénal et de procédure pénale se mêlent aux logiciels, que l'homme raconte son métier. Laurent Rieuneau explique l'originalité de l'informatique appliquée à la technicité du droit. « Il s'agit de faire le lien entre le monde juridique et judiciaire et le monde de l'informatique, deux mondes qui peuvent sembler totalement opposés » précise-t-il. Il décrit le rôle du bureau chargé d'étudier les besoins en informatisation du casier judiciaire national, d'assurer l'ergonomie des applications informatiques et de veiller à la qualité des traitements automatisés des données. La particularité tient à la cohabitation au sein d'un même système informatique de plusieurs législations successives. En effet, les programmes de gestion du casier doivent prendre en considération le droit en vigueur actuellement mais aussi le droit abrogé qui reste cependant applicable à certaines condamnations.
La naissance de la télé-procédure pour les particuliers, en 2001, a transformé le quotidien des agents du Casier judiciaire national. « C'est une avancée considérable. Cela nous a permis de répondre plus rapidement aux demandes des personnes nées en France.» se réjouit le magistrat. Evoquant enfin l'interconnexion des casiers judiciaires européens, le magistrat se félicite de l'avancée de la procédure. « L'objectif du dispositif est d'accélérer l'échange de condamnations et de faciliter la consultation des casiers judiciaires de l'ensemble des pays. » explique Laurent Rieuneau.

 



 
 
  


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