Ministère de la Justice
MÉTIERS
 
 

14 avril 2008

Magistrat : « Un métier passionnant au cœur de la société »

Interview de Nadia ATIA auditrice de justice

Elle sort à peine de l'ENM et elle s'apprête à prendre ses premières fonctions. Nadia Atia, jeune auditrice de justice de 28 ans est issue de la promotion de 2006. Cette magistrat stagiaire portera la robe en tant que substitut du procureur à Thionville en Mozelle. Présente au forum des métiers qui s'est déroulée à la faculté de Droit le 3 avril 2008 pour expliquer le métier de magistrat, elle revient à cette occasion sur son parcours et sa formation à l'ENM.

N. Atia, jeune auditrice de justice et magistrat stagiaire


Vous venez de finir la formation dispensée à l'Ecole Nationale de la Magistrature. Quel a été votre parcours pour réussir le concours ? Comment vous-êtes vous préparée ?

Je ne suis pas entrée en faculté de droit avec l'idée de faire magistrat. En fait ce qui m'intéressait, c'était le droit international et la recherche. En 1ere année de droit, je considérais que l'ENM était inaccessible. L'idée de passer le concours m'est venue en 3è année, en avançant dans mes études.

J'ai d'abord fait une maîtrise de droit mention carrière judiciaire à Aix, puis un DEA de droit privé. J'ai passé le concours 3 fois. Pour cela j'ai suivi 3 préparation, 1 à l'IEJ et 2 à l'IEP. En parallèle de la 2è préparation, j'ai fait une prépa privée à Paris. J'ai donc réussi le concours au bout de la 3è fois. Pour réussir le concours, il faut travailler, être motivé et faire une bonne préparation.

Comment se déroule la formation à l'ENM ?

On a tous commencé par un stage de deux mois et demi à l'extérieur dont le but est de s'ouvrir, de s'adapter au monde qui nous entoure. J'ai fait mon stage de « découverte » à la direction générale de l'environnement de la région PACA. C'était très intéressant de voir le fonctionnement d'une administration. Puis, tous les auditeurs de justice se retrouvent à Bordeaux pour 9 mois de cours mélangeant théorie et pratique dispensés par des professionnels. On travaille sur des cas pratiques. On apprend à rédiger. L'ENM est une véritable école d'application. Ensuite, on effectue 1 an et demi de stage en juridiction où l'on découvre toutes les juridictions.

L'ENM est une école accessible aux étudiants mais également à des personnes exerçant déjà une activité professionnelle. Qu'en pensez-vous ?

C'est une bonne idée de diversifier les horizons et les parcours des futurs magistrats. Par exemple, dans ma promotion, j'ai été formée avec des personnes qui avaient eu un parcours complètement différent du mien. J'ai trouvé ceci très enrichissant de pouvoir échanger nos expériences. Mais la jeunesse des magistrats n'est un problème. On est bien préparé pendant 2 ans et demi. On est évalué en permanence. Nous devons faire nos preuves car il y a un examen de sortie. Il faut avant tout resté humble, modeste.

Quel regard portez-vous sur la qualité de l'enseignement et de la formation des magistrats en France par rapport aux autres pays européens ?

J'ai eu l'occasion à l'école de travailler avec des magistrats de Prague et de comparer nos méthodes de travail et leur formation. Je trouve que la formation à l'ENM est de très bonne qualité par rapport aux autres pays.

Que représente la profession de magistrat pour vous ?

C'est un métier passionnant car on est au cœur de la société. On est en rapport avec l'humain. La principale difficulté pour le magistrat est de répondre à toutes les demandes, car on est de plus en plus sollicités.

 
 
  


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