Ministère de la Justice
MÉTIERS
 
 

10 janvier 2013

Un concours sérieux mais accessible

Les concours de l’ENM ne sont pas inaccessibles. La motivation des candidats, ainsi que leurs expériences personnelles comme professionnelles sont pleinement prises en compte lors de l’entretien avec le jury : les connaissances théoriques ne sont pas le seul critère de sélection! Les candidats peuvent suivre des préparations publiques ou privées et consulter les sujets des années précédentes. L’ENM a aussi mis en place trois classes préparatoires "égalité des chances" afin de favoriser l’accès au 1er concours à des candidats issus de milieux modestes.

Témoignages d’auditeurs de la promotion 2012.

Une classe préparatoire de l'ENM - Source ENM

 

Julien Michel - Source ENMPréparation publique ou privée

Contrairement à certaines idées reçues, passer par une préparation privée n’est pas une fatalité pour réussir les concours de l’ENM. Julien Michel, 24 ans, issu du 1er concours, a opté pour une préparation publique : « Nous sommes plusieurs dans ce cas dans la promotion 2012 et nous en sommes fiers ! », relève-t-il. « Cette préparation donne tous les outils pour y arriver. » 

 

L’importance du travail personnel

Passer par une préparation, quelle qu’elle soit, n’est pas une obligation. Il est également possible de préparer le concours par ses propres moyens. Sabine Carré, 40 ans, issue du 2ème concours, a exercé le métier de professeur de philosophie pendant 16 ans en lycée, avant de passer le concours de l’ENM. Une reconversion qui a nécessité beaucoup de travail personnel : « J’ai repris des études de droit pendant 4 ans, tout en travaillant, d’abord pour ma culture personnelle. Et cela m’a tellement plu que j’ai tenté le concours de la magistrature que j’ai eu du premier coup. Travailler seul, c’est difficile mais possible, surtout quand on est dans le bain des études. Il faut se dégager du temps et ne pas se décourager ! », conclut-elle.

Vincent Mailly, 35 ans, issu du 2ème concours, ancien officier de l’Armée de terre, a intégré l’ENM sans même s’inscrire à la fac : « il ne faut pas hésiter », affirme-t-il. « Avec du travail, mais surtout de l’envie et de la passion, on y arrive sans souci. J’ai travaillé seul, chez moi, en continuant mon activité professionnelle. Comme j’étais un peu isolé géographiquement, je me suis plongé dans un certain nombre de livres de base. Je me suis centré sur les grands principes, les grandes lignes du fonctionnement du système judiciaire et j’ai réussi le concours du premier coup. »

 

Sarah Olivier - Source ENMPasser du temps dans les tribunaux

Les auditeurs conseillent par ailleurs vivement aux candidats de passer du temps dans les tribunaux, d’aller voir des audiences et d’essayer de faire des stages, « afin de mieux appréhender le métier de magistrat », explique Julien Michel. Un point de vue partagé par Sarah Olivier, 23 ans, également issue du 1er concours : « c’est plus concret, car cela permet de voir les magistrats au travail, des contentieux très différents, la manière dont les avocats prennent les dossiers… C’est un vrai atout pour le concours, que ce soit pour les écrits ou les oraux. Et même en cours à l’ENM, on est plus à l’aise », souligne la jeune femme.

 

Des motivations prises en compte à l’oral

Il ne suffit pas d’être excellent juriste pour intégrer l’ENM : la motivation des candidats ainsi que leur personnalité et leur réflexion sur le métier de magistrat font partie des critères évalués par le jury, en plus des connaissances théoriques. Pour les candidats des 2ème et 3ème concours, la maturité constitue un atout : « lors du grand oral, j’ai présenté mon parcours professionnel antérieur. Le jury m’a beaucoup questionné sur mon point de vue par rapport à l’autorité judiciaire notamment. Ils attendaient des réponses témoignant de la réflexion philosophique que j’avais pu avoir », témoigne Sabine Carré. Même sentiment pour Vincent Mailly : « la motivation et la réflexion que l’on a mené sur le métier de magistrat, dans sa composante humaine et sociale, est très importante. J’ai été beaucoup interrogé sur l’Etat et la notion de service de l’Etat », précise-t-il. 

Même s’ils n’ont pas la même expérience professionnelle, les étudiants ont aussi une carte à jouer à l’oral : « la personnalité est prise en compte, surtout au grand oral. Pour ma part, je n’ai pas cherché à policer mon discours. J’ai choisi d’être complètement moi et de parler d’un projet musique que j’avais mené en prison. Et je crois que cela a été apprécié ».

Réputés très difficiles, et à juste titre, « les concours de l’ENM ne sont pas pour autant insurmontables », poursuit Sarah Olivier. « Il y a un grand nombre de candidats, il faut beaucoup travailler, mais c’est vraiment faisable. Ceux qui ont cette envie peuvent s’en donner les moyens », conclut l’auditrice.

 
 
  


 
 
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