Ministère de la Justice
MÉTIERS
 
 

03 octobre 2012

Educateurs

Réinscrire les jeunes dans un projet de vie

Compétences nécessaires et qualités requises

Rémunération

Possibilités d’évolution de carrière

Conditions pour passer le concours

Epreuves des concours

Formation

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educateur Min. Justice/DICOM - C. MontagnéL’éducateur(trice) PJJ appartient au corps de catégorie B [Il existe 3 catégories de fonctionnaires : A (exemple : directeur d’établissement), B (exemple : éducateur PJJ), C (exemple : ouvrier professionnel)]de la fonction publique d’État. Il travaille en milieu ouvert et en hébergement auprès des mineurs mis en danger par leur situation familiale ou des parcours de vie chaotiques*, et des adolescents de 13 à 18 ans poursuivis par la Justice ou jugés, qu’ils soient placés ou détenus** ou maintenus dans leur milieu naturel.

L’éducateur PJJ est d’abord un homme ou une femme de terrain. En lien avec son équipe pluridisciplinaire (assistant de service social, psychologue, psychiatre, infirmier, professeurs techniques et adjoints techniques intervenant dans la structure d’accueil du jeune), il a notamment pour mission :

  • d’évaluer la situation sociale et professionnelle du jeune, afin de pouvoir proposer des solutions appropriées aux magistrats ;
  • de mettre en œuvre les mesures éducatives et l’exécution des décisions de Justice prises à son égard ;
  • d’accompagner au quotidien, qu’il soit placé dans une structure PJJ, incarcéré ou qu’il reste dans un cadre familial ;
  • de reconstituer des liens entre le jeune, sa famille et la société ;
  • d’élaborer, avec lui, son projet éducatif constituant de réelles perspectives de réinsertion sociale, scolaire et/ou professionnelle.


L’action de l’éducateur se fait systématiquement en lien direct avec les familles, les magistrats et les enseignants.

 

Interview de Lionel Baglin, Educateur de la protection judiciaire de la jeunesse
voir la vidéo :

 

Compétences nécessaires et qualités requises
  • Pédagogue et à l’écoute de ses interlocuteurs, l’éducateur aide le jeune à mettre en oeuvre un projet de vie et de réinsertion sociale.
  • Humain et ferme, il doit constituer un repère stable et permanent pour le jeune en difficulté.
  • Spécialiste de la relation éducative, il aide le jeune à se rescolariser et/ou à déterminer des objectifs professionnels.
  • Rédacteur , il rend compte par écrit du travail éducatif effectué grâce à des notes et des synthèses destinées aux magistrats.
  • Homme de terrain, il a un goût prononcé pour le travail en équipe et fait preuve d’un bon sens de l’organisation.

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Rémunération

Le salaire net mensuel (base 2012) est de :

  • en début de carrière, entre 1569 € et 1835 € selon les primes;
  • en fin de carrière, entre 2416 € et 2683 € selon les primes.

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Possibilités d’évolution de carrière

• Accès au corps des chefs de service éducatif (catégorie A) par voie d'un concours interne après 10 ans de services publics dont huit années effectives dans le corps des éducateurs ou par promotion interne.

• Accès au corps des directeurs des services de la PJJ (catégorie A) par voie d'un concours interne après 4 ans de services publics.

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Conditions pour passer le concours

Concours externe sur épreuves : sans condition d'âge, titulaire d’un diplôme homologué au niveau III (bac + 2), ou ayant obtenu la reconnaissance de leur expérience professionnelle en équivalence de condition de diplôme.

Concours interne sur épreuves : fonctionnaires et agents non titulaires de la fonction publique justifiant d’au moins 3 ans de service effectif au 1er janvier de l’année du concours.

Concours externe sur titres : sans condition d'âge et titulaires d’un diplôme d’Etat d'éducateur spécialisé.

Concours dit "3e voie" : candidats justifiant de l’exercice, pendant au moins 5 ans au cours des 10 années précédant la date de clôture des inscriptions audit concours, d'une ou plusieurs activités exercées dans le domaine éducatif, social, sportif ou culturel. La durée de ces activités ne peut être prise en compte que si les interessés n'avaient pas, lorsqu'ils les exerçaient, la qualité de fonctionnaire, de magistrat, de militaire ou d'agent public.

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Epreuves des concours
Concours externe sur épreuves

Ce concours comporte une épreuve écrite d’admissibilité et deux épreuves orales d’admission.

L’épreuve d’admissibilité consiste, à partir d’un dossier de vingt pages au plus, en la rédaction d’une note ayant pour objet d’analyser une situation éducative ou familiale, d’en dégager la problématique et de proposer les solutions permettant d’y répondre. L’épreuve est destinée à apprécier les qualités de rédaction, d’analyse et de synthèse du candidat ainsi que son aptitude à dégager des solutions pertinentes (durée : quatre heures ; coefficient 4).
Chaque candidat admis à concourir remet, au moment de l’épreuve d’admissibilité et au plus tard dans les quinze jours à compter du lendemain de cette épreuve, aux représentants de l’administration un document retraçant son parcours de formation et ses activités antérieures.
Chaque candidat déclaré admissible effectue, avant les épreuves d’admission, un stage d’observation d’une durée de cinq jours ouvrés dans un service du secteur public de la protection judiciaire de la jeunesse destiné à compléter sa connaissance des fonctions d’éducateur. Il remet un compte rendu de ce stage de trois pages au plus dans lequel il précise les enseignements qu’il en a retirés sur les fonctions d’éducateur et sur ses motivations à les exercer. 

Les épreuves d’admission comportent :
1° Une épreuve de table ronde destinée à apprécier l’aptitude à la prise de parole, les qualités relationnelles et d’écoute du candidat. Elle consiste pour les candidats réunis face aux membres de jury à élaborer une réponse collective à des questions d’actualité dans le domaine social ou éducatif. Elle est suivie d’un entretien individuel avec un membre du jury (durée totale de l’épreuve : quarante-cinq minutes, dont trente minutes pour la table ronde et quinze minutes pour l’entretien individuel ; coefficient 2).
2° Une épreuve d’entretien avec le jury destinée à vérifier l’aptitude et la motivation du candidat à exercer les fonctions d’éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse. Pour conduire cet entretien, le jury dispose du compte rendu de restitution du stage défini dans l'arrêté d'organisation des épreuves et du document retraçant son parcours de formation et ses activités antérieures (durée : trente minutes ; coefficient 6).

Concours interne sur épreuves

Ce concours comporte une épreuve écrite d’admissibilité et deux épreuves orales d’admission.

L’épreuve d’admissibilité consiste, à partir d’un dossier de vingt pages au plus, en la rédaction d’une note ayant pour objet d’analyser une situation éducative ou familiale, d’en dégager la problématique et de proposer les solutions permettant d’y répondre. L’épreuve est destinée à apprécier les qualités de rédaction, d’analyse et de synthèse du candidat et à lui permettre de valoriser son parcours professionnel ou son expérience personnelle (durée : quatre heures ; coefficient 4).
Chaque candidat admis à concourir remet, au moment de l’épreuve d’admissibilité et au plus tard dans les quinze jours à compter du lendemain de cette épreuve, aux représentants de l’administration un document retraçant son parcours de formation et ses activités antérieures.
Chaque candidat déclaré admissible effectue, avant les épreuves d’admission, un stage d’observation d’une durée de cinq jours ouvrés dans un service du secteur public de la protection judiciaire de la jeunesse destiné à compléter sa connaissance des fonctions d’éducateur. Il remet un compte rendu de ce stage de trois pages au plus dans lequel il précise les enseignements qu’il en a retirés sur les fonctions d’éducateur et sur ses motivations à les exercer.

Les épreuves d’admission comportent :
1° Une épreuve de table ronde destinée à apprécier l’aptitude à la prise de parole, les qualités relationnelles et d’écoute du candidat. Elle consiste pour les candidats réunis face aux membres de jury à élaborer une réponse collective à des questions d’actualité dans le domaine social ou éducatif. Elle est suivie d’un entretien individuel avec un membre du jury (durée totale de l’épreuve : quarante-cinq minutes, dont trente minutes pour la table ronde et quinze minutes pour l’entretien individuel ; coefficient 2).
2° Une épreuve d’entretien avec le jury destinée à vérifier l’aptitude et la motivation du candidat à exercer les fonctions d’éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse. Pour conduire cet entretien, le jury dispose du compte rendu de restitution du stage défini dans l'arrêté d'organisation des épreuves et du document retraçant son parcours de formation et ses activités antérieures (durée : trente minutes ; coefficient 6).

Concours externe sur titres

Ce concours comporte une épreuve orale d’admission.

L’entretien avec le jury, prévu au II de l'article 3 du décret du 27 mars 1992, dure quarante-cinq minutes. Il a comme point de départ, en appui des éléments du dossier déposé par le candidat lors de son inscription, un exposé du candidat, d’une durée de dix minutes, sur sa formation et, le cas échéant, son expérience professionnelle.
Cet exposé est suivi d’un entretien avec le jury au cours duquel le candidat est interrogé sur un cas pratique concernant les missions du service public de la protection judiciaire de la jeunesse l’amenant à formuler des éléments de réponse et des propositions d’action. L’entretien permet en outre d’apprécier les connaissances générales du candidat en matière de politique du traitement de la délinquance des mineurs et ses qualités de réflexion, et de vérifier ses aptitudes et sa motivation à exercer les fonctions d’éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse.

Concours dit « 3e voie »

Le concours comporte une épreuve écrite d’admissibilité et deux épreuves orales d’admission dont une épreuve d’entretien qui s’appuie sur un dossier de reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle.

L’épreuve d’admissibilité consiste, à partir d’un dossier de vingt pages au plus, en la rédaction d’une note ayant pour objet l’analyse d’une situation éducative ou familiale, d’en dégager la problématique et de proposer les solutions permettant d’y répondre et permettant au candidat d’utiliser son parcours professionnel ou son expérience personnelle. Elle est destinée à apprécier les qualités de rédaction, d’analyse et de synthèse du candidat ainsi que son aptitude à dégager des solutions pertinentes (durée : quatre heures ; coefficient 3).
En vue de la seconde épreuve d’admission, le candidat établit un dossier de reconnaissance des acquis de son expérience professionnelle comportant les rubriques mentionnées dans l'arrêté d'organisation des épreuves, qu’il remet au service organisateur à une date fixée dans l’arrêté d’ouverture du concours.
Le dossier est transmis au jury par le service gestionnaire du concours après l’établissement de la liste d’admissibilité.

Les épreuves d’admission comportent :
1° Une épreuve de table ronde destinée à apprécier l’aptitude à la prise de parole, les qualités relationnelles et d’écoute du candidat. Elle consiste pour les candidats réunis face aux membres du jury à élaborer une réponse collective à une situation de travail de groupe dans le domaine social ou éducatif. Elle est suivie d’un entretien individuel avec un membre du jury (durée totale de l’épreuve : quarante-cinq minutes, dont trente minutes pour la table ronde et quinze minutes pour l’entretien individuel ; coefficient 2).
2° Une épreuve d’entretien avec le jury visant à apprécier la personnalité, les aptitudes du candidat ainsi que sa motivation à exercer les fonctions d’éducateur et à reconnaître les acquis de son expérience professionnelle. Pour conduire cet entretien qui a pour point de départ un exposé du candidat sur son expérience professionnelle, le jury dispose du dossier constitué par le candidat en vue de la reconnaissance des acquis de son expérience professionnelle (durée : trente minutes pour la préparation, dix minutes pour l’exposé suivies de trente minutes pour l’entretien ; coefficient 4).

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Formation

Durée : 2 ans.

Contenu : la formation statutaire est organisée en deux phases. La première année est axée sur les enseignements théoriques et les stages pratiques; la seconde année est consacrée au stage de mise en situation professionnelle et à l'approfondissement de certains modules théoriques.

Temps de formation rémunéré : 1 157 € la première année et 1 187 € la seconde (nets mensuels).

Formation continue :lors de ses deux premières années d’exercice comme titulaire, l’éducateur PJJ effectue une formation continue obligatoire d’une durée de 20 jours. Et tout au long de sa carrière, dans le cadre d’un droit à la formation continue de 10 jours par an, il peut et doit adapter et perfectionner, ses connaissances et sa pratique.

 

 

Pour obtenir plus de renseignements :

L'Ecole nationale de protection judiciaire de la jeunesse (ENPJJ)

16, rue du Curoir - 59100 ROUBAIX
Tél. : 03.59.03.14.14


* Articles 375 : « Si la santé, la sécurité ou la moralité d'un mineur non émancipé sont en danger, ou si les conditions de son éducation sont gravement compromises, des mesures d'assistance éducative peuvent être ordonnées par justice à la requête des père et mère conjointement, ou de l'un d'eux, de la personne ou du serviceà qui l'enfant a été confié ou du tuteur, du mineur lui-même ou du ministère public. Le juge peut se saisir d'office à titre exceptionnel. (…) » et suivants du Code Civil.

** Ordonnance du 2 février 1945 relative à l’enfance délinquante. « Les mineurs auxquels est imputée une infraction qualifiée crime ou délit ne seront pas déférés aux juridictions pénales de droit commun, et ne seront justiciables que des tribunaux pour enfants ou des cours d'assises des mineurs. (…) » article 1
« Le tribunal pour enfants et la Cour d'assises des mineurs prononceront, suivant les cas, les mesures de protection, d'assistance, de surveillance et d'éducation qui sembleront appropriées. Ils pourront cependant, lorsque les circonstances et la personnalité des mineurs l'exigent, (…) prononcer une peine à l'encontre des mineurs de treize à dix-huit ans en tenant compte de l'atténuation de leur responsabilité pénale, conformément aux dispositions des articles 20-2 à 20-9. (…) » article 2.

 

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