Ministère de la Justice
MÉTIERS
 
 

Surveillant pénitentiaire

Une carrière au service de la société

 

Les missions Compétences requises Etes-vous prêt pour ce métier ? Testez vos compétences 
 
Affectation et évolution de carrière Conditions d'accès et formation Le statut et la rémunération 

 

 

Les missions

 

Crédits : MJ/Dicom/Caroline MonagnéUn métier d'autorité et d'écoute

Les surveillants prennent en charge les personnes confiées par les autorités judiciaires, en assurent la garde et la surveillance et participent à la mission de réinsertion.

Favoriser la réinsertion et prévenir la récidive

Au contact quotidien des personnes détenues, les personnels de surveillance participent à leur réinsertion aux côtés des services pénitentiaires d'insertion et de probation (SPIP) et des partenaires.

 

Les témoignages vidéos de personnels de surveillance

 

 

Compétences requises

Le métier des personnels de surveillance requiert de réelles qualités humaines liées à la nature même de leurs missions et au public auprès duquel ils interviennent.

Rigueur et stabilité, sens de l'écoute et impartialité, aptitudes au travail de jour comme de nuit, sont autant de qualités que doivent posséder les personnels de surveillance.


Afin de leur permettre de remplir le très large éventail de tâches qui leur est assigné, des connaissances juridiques et techniques leur sont enseignées lors de leur formation à l'École nationale d'administration pénitentiaire (ENAP). Une formation continue tout au long de leur vie professionnelle leur permet de s'adapter constamment à l'évolution de leur métier et de progresser dans leur carrière.


Affectation et évolution de carrière

 

Les métiers des personnels de surveillance offrent une grande diversité de postes à des niveaux de responsabilité différents exercés en qualité de surveillant, surveillant brigadier, premier surveillant, major, lieutenant, capitaine ou commandant pénitentiaire.

Ils peuvent être affectés dans un des 187 établissements (maisons d’arrêt ou établissements pour peine) sur l’ensemble du territoire français.

Les affectations des surveillants sont déterminées à l'issue de la formation, selon le rang de classement obtenu lors de la scolarité.

 

Visiter la maison d'arrêt du Mans-Les Croisettes

 

Crédits : MJ/Dicom/Caroline MontagnéGrâce au statut d'avril 2006 modifié en 2013, les surveillants pénitentiaires peuvent évoluer vers des postes d'encadrement (premiers surveillants et majors) puis accéder à des postes de commandement (lieutenant, capitaine, commandant pénitentiaire)

Ils peuvent être amenés à assurer les fonctions de chef d'établissement dans un établissement pénitentiaire de moins de 200 places.

  • Les surveillants peuvent par sélection interne avoir accès à des fonctions spécialisées telles que moniteur de sport, chargé d'application informatique, membre d'une équipe régionale d'intervention et de sécurité (ERIS), formateur.

  • Les surveillants qui ont atteint au moins le 5e échelon de leur grade (périodes de formation comprises), peuvent par une validation des compétences sous forme d'unités de valeur (UV), devenir surveillant brigadier.
    Le surveillant brigadier est un surveillant expérimenté auquel sont confiées plus de responsabilités, mais il n'est pas le supérieur hiérarchique des autres surveillants.

  • Les surveillants et surveillants brigadiers peuvent, après 6 ans d'ancienneté, par concours interne, atteindre le premier niveau des postes d'encadrement, celui de premier surveillant. Après 13 ans de service au sein de l’administration pénitentiaire dont 4 ans dans son grade, le premier surveillant peut devenir, par examen des capacités professionnelles, major pénitentiaire.
    Les premiers surveillants et majors pénitentiaires ont pour mission principale d'encadrer une équipe en détention. Les premiers surveillants peuvent occuper des fonctions spécialisées telles que formateur du personnel, référent local informatique, coordinateur du service des sports. Les majors peuvent être responsables de secteurs particuliers, gérer les équipements et les matériels de sécurité.

  • Les surveillants peuvent également présenter le concours de lieutenant en interne au bout de 4 ans d’ancienneté.
  • Les premiers surveillants et majors pénitentiaires âgés de 38 ans au moins, après 12 ans de service effectif dont 5 ans en qualité de 1er surveillant, peuvent devenir au choix lieutenant pénitentiaire. C'est le premier niveau du corps de commandement. Au bout de 2 ans, ils peuvent être promus capitaine pénitentiaire. Ces derniers, après 6 ans, peuvent accéder par un examen professionnel au grade de commandant pénitentiaire.
vdvEn savoir plus sur les grades et insignes des personnels de l'administration pénitentiaireVoir le code de déontologie du service public pénitentiaire  


Conditions d'accès et formation

Pour s'inscrire au concours de surveillant, il est nécessaire de répondre à certains critères :

  • posséder le brevet des collèges ou un titre/diplôme équivalent et reconnu,
  • être âgé de 19 ans au moins et 42 ans au plus au 1er janvier de l’année du concours
  • posséder la nationalité française,
  • jouir de ses droits civiques,
  • n’avoir pas fait l’objet de condamnation incompatible avec l’exercice des fonctions de surveillant pénitentiaire,
  • répondre à certaines conditions physiques.

Une fois admis au concours, les élèves surveillants suivent une formation de 8 mois, rémunérée 1 200 euros net mensuels (hors primes de stage), dispensée à l'École nationale d'administration pénitentiaire située à Agen (Lot-et-Garonne). Elle se déroule en alternance sous forme de cours (droit pénitentiaire, connaissance des populations prises en charge, gestion du stress, techniques d'intervention...) et de stages pratiques en établissement pénitentiaire.

     

    S'inscrire au concours de surveillant   Notice de renseignements sur le contenu du concours Voir les annales du concours 

     

     

     

    Le statut et la rémunération

     

    Comme tous les agents de l’État, les surveillants pénitentiaires se trouvent soumis au statut général de la Fonction publique et au statut particulier de l’administration pénitentiaire. Ils sont, en outre, régis par un statut spécial : le décret n° 2006-441 du 14 avril 2006 modifié par le décret n° 2013-1256 du 27 décembre 2013.

     

    Rémunération nette mensuelle au 1er janvier 2017

    Net mensuel primes incluses*


       
    Elève surveillant (hors primes de stage)1 463 € 
       
    Surveillant1 567 €à 2 191 €
       
    Surveillant brigadier1 764 €à 2 241 €
       
    Premier surveillant1 980 €à 2 393 €
       
    Major2 241 €à 2 530 €
       
    *Rémunération y compris indemnités permanentes aux taux de base mais hors indemnités de nuit, dimanche et jours fériés et heures supplémentaires

     

     

     

    Voir la fiche-métier surveillant pénitentiaire

     

     

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    Liste des articles

    09 juillet 2014

    crédit photo DISP de Paris

    Les équipes régionales d’intervention et de sécurité

    Quelles sont les missions des ERIS?

    Les équipes régionales d’intervention et de sécurité (ERIS) ont été créés par la circulaire du 27 février 2003 en réponse à des incidents survenus en détention l’année précédente (mutinerie, évasion).


    26 novembre 2013

    crédit photo DICOM

    Dans la peau d'un surveillant pénitentiaire

    Frederick, surveillant à la maison d’arrêt d’Osny (95) et Salif, surveillant «référent mouvements» à la maison d’arrêt de Lyon-Corbas (69) répondent à quelques questions sur leur métier, leur parcours et leur évolution au sein de l’administration pénitentiaire.


     
     
     
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